Court idylle, sale histoire. J'ai eu un iphone pendant deux jours.

Deux jours, c'est le temps qu'il a fallu pour que je me rende compte qu'en fait j'avais raison quand je me promettais, il y a pas si longtemps, que je n'aurai jamais d'ipode, d'iphone, d'i-quoi-que-ce-soit. Pourtant, tout à coup, j'en avais vachement envie de mon machin. Alors j'ai prospecté quelques jours sur le merveilleux craigslist. Rien qu'à San Francisco, il y en a plusieurs dizaines par jours qui se vendent, c'était pas trop difficile, à condition d'être rapide parce que ça part vite.

C'est vrai qu'un fois en main c'est bien séduisant ce truc, les graphiques, le côté smooth de l'interface, tout ça... C'est plutôt la stratégie marketing qui m'a fait l'effet d'une branche de sapin dans le cul. Déjà, faut installer itunes. Encore un i-truc. Une vraie daube, en plus, lourd, moche, mal pratique, avec un système de synchronisation pensé par un trisomique sadique, sans doute. Et puis si m'avait dit qu'un truc aussi vendu que l'iphone faisait pas disque dur, je l'aurai pas cru. Déjà là j'étais bien énervé, j'avais téléchargé plein de machin peu convaincants pour essayer de contourner le monstre métallisé. Et puis il a fallu donner son numéro de carte de crédit pour télécharger un truc gratuit, après 20 minutes d'inscritpion à la boutique itune. J'ai éteint le machin, je lui ai souhaité bonne route, j'ai mis une annonce sur craigslit et, pour le même prix, le lendemain il était loin.