zizographie

zizographie, zizographie à mort, zizographie de nuit

15.10.09

privilège

Bon, décidément ma vie est VIP, c'est la classe. En allant chercher le lait ce matin j'ai trouvé dans mon courrier une lettre de Google qui m'invite à surfer sur la Wave. Ben ouais. Je sais même pas pourquoi. Au début j'ai pensé à du pishing, encore un coup des Chinois, et puis il me semble qu'effectivement, il y a bien longtemps, j'avais foutu mon adresse dans une liste genre "let me know". Alors voilà. Et comme je veux pas perdre mon grade d'early adopter et qu'en plus je suis curieux, ben je me suis rué dessus.

Pour le moment autant vous le dire, c'est pas très excitant. C'est un peu comme être sur facebook et ne pas avoir d'ami. Il y a plein de liens et de catégories, mais tout est vide. J'ai balancé quelques invitations mais il paraît qu'il y a un petit délai à l'envoi, alors j'attends...

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02.09.09

mon avis autorisé

Bon, j'ai vu Inglorious basterds. Ça fait quelques jours déjà, mais j'avais plus internet. Faut le dire, moi qui apprécie diversement Tarantino suivant les fois, je me suis bien marré. Une histoire bien foutue et qui ose prendre vraiment ses libertés avec l'Histoire, ça m'a plu. Un bémol quand-même, enfin deux. (Ça fait si et mi, pour ceux qui touchent un peu le solfège).

Le premier, le plus important : pourquoi il faut toujours que les nazis soient représentés de la même manière ? Ce petit Hitler colérique qui postillonne en criant Nein-nein-nein, on a déjà vu ça trop de fois. Ces dignitaires fascistes à la décadence répugnante... C'est énervant parce que c'est inutile, c'est plutôt une faiblesse stylistique, en fait. Et puis aussi parce que ça concours à faire croire que la seconde guerre mondiale était une affaire de personnes, que les nazis sont une sorte de gens foncièrement différents, répugnants, ridicules, et que c'est dans cet aspect intrinsèque que je nazisme a trouvé sa source. Alors que bon, c'est évidemment pas ça, mais un évènement politique, qui a trouvé sa source et sa réalisation dans un contexte. Je m'attendais pas à ce que Tarantino construise une thèse sur la seconde guerre mondiale, mais c'est con d'avoir reprise un cliché naze dont l'effet est de nier l'historicité de la guerre en la personnifiant avec une caricature conne.

Pardon pour ceux à qui j'ai foutu mal à la tête, j'ai pas réussi à dire ça plus simplement.

L'autre truc est plus simple. J'ai toujours un peu de mal avec les personnages de femme forte de Taratino. Je les trouve un peu démagogue, à l'exception de Jacky Brown. Bon, là avec la petite frenchy c'est juste un peu agaçant des fois, alors qu'à mon avis ça rendait Deathproof insupportable.

A part ça, y a de la bonne hémoglobine et c'est vraiment sacrément bien filmé.

Et pour terminer, j'hésitais à vous laisser avec Haydn ou Scarlatti. Ca sera Scarlatti parce que le visuel est assez marrant. Si quelqu'un peut me dire avec quoi c'est fait...

Posté par _zizi_ à 21:18 - Commentaires [4] - Permalien [#]

20.08.09

no way ! ben si.

Hier soir, je me baladais dans le Castro Distric sans trop savoir où aller, alors j'ai décidé d'entrer dans son vieux cinoche, dont on m'a dit qu'il est très beau. Un cinéma pas très grand, mais richement décoré dans un style art nouveau, et qui tend à passer plutôt des vieux films, à raison d'un différent chaque soir.

Comme dans ces vieux cinéma, la caisse est un véritable box office, c'est à dire un petit aquarium devant le cinéma, avec un caissière coincée dedans. Enfin normalement, parce que là justement, il y avait personne. Du coup j'entre. C'est désert mais j'entends du bruit qui vient de la salle de projection. Je pousse la porte et m'avance entre des gradins à moitié pleins, puis je vois qu'il y a un gars sur la scène qui a l'air de faire un speach avant la projection. Bon, je descend la travée et je vais m'asseoir devant. Il a un putain d'accent et je comprends pas tout, mais c'est pas grave, je le regarde et je me marre parce qu'il ressemble vachement à Tarantino.

castrocine

Il me faut quand-même bien 30 secondes, alors que je suis venu m'asseoir sous son nez, pour réaliser que putain, c'est Tarantino ! Du coup, c'est sur, je fais un effort pour comprendre ce qu'il dit. Les gens dans la salle lèvent la main et il répond aux questions. Il a l'air bien à l'aise en tous cas. Il fait un show un peu trop show justement pour que je trouve ça  vraiment sympathique, mais je me dis que ce type a donné des ordres à Uma Turman et mes yeux pétillent.

Il parle pas mal d'Inglorious Bastards, de pourquoi il l'a fait, de comment il l'a écrit. J'apprends un peu étonné que dans Kill Bill premier jet, l'héroïne devait plutôt killer des nazis, au départ. Il a bien fait de changer d'avis. Et puis un autre info de première main : Tarantino ne va pas faire de reprise de Russ Mayer, c'est une rumeur internet. Tiens, j'avais entendu ça, c'est vrai...

La séance s'est achevée, il n'y a pas eu de projection. Pas grave, j'avais pas perdu ma soirée. Tarantino s'est barré dans une bagnole ancienne méga-luxueuse, avec chauffeur et tout, en faisait d'aimables petits signes de la main, et moi je me sentais encore plus en Amérique que si j'avais bouffé deux cheese et un t-bone dans la même soirée. Tout ça pour zéro calories. Merci Quentin.

Posté par _zizi_ à 23:23 - Commentaires [8] - Permalien [#]

19.08.09

encore un beau mort

Vous le saviez, vous, qu'il y avait un cinquième Beatles ? Moi pas, voilà ce que c'est de pas avoir eu la télévision quand on était petit. Heureusement que je me rattrape en moisissant à longueur de journée sur internet.

Il s'appelle Stuart Stucliffe. Il a joué de la basse dans le groupe dès 1960 mais le quitte en 1961  pour se consacrer à la peinture et rester à Hambourg avec sa chérie. Il aurait certainement connu une sacrée gloire s'il était resté dans le groupe, mais aussi s'il n'était pas mort à l'age de 21 ans, d'une hémorragie cérébrale.

Je sais pas ce que vous en pensez, mais je me dis qu'avec lui dans le coin, Mc Cartney aurait eu bien du mal à être le beau de le bande...

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C'est sûr que sur la photo c'est pas Ringo Star qui allait lui faire de l'ombre. Bon, ceci dit il paraît qu'il jouait pas vraiment bien de la musique, et puis souvent pour avoir un vrai succès il faut être le chanteur. En même temps, quand on regarde droit dans l'objectif et que ça donne ça, c'est un argument...

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Posté par _zizi_ à 18:42 - Commentaires [2] - Permalien [#]

18.08.09

ma tare

Un des drames récurrents de a vie, c'est l'herpès labial. Ouais, c'est moins dégueu de dire "bouton de fièvre", mais bon, c'est sacrément peu ragoûtant, justement, l'herpès. Je la chope souvent à des moments importants, j'ai remarqué. Par exemple quand j'ai un chagrin d'amour, ce qui est déjà une belle occasion de se sentir en dessous de tout. Alors quoi de mieux qu'une bonne grappe scintillante pour se remonter le moral...

Il y a des gens qui arrivent à s'en foutre. Moi pas. En général j'arrête de sortir jusqu'à ce que la cicatrice soit peu visible. Je me souviens de gros malaise quand je parlais à quelqu'un, juste en me demandant "il a vu où il a pas vu" ? Si c'est quelqu'un à qui j'ai un tout petit peu envie de plaire, je deviens incapable de penser à autre chose. Je me souviens aussi de cette jolie blonde à l'école avec moi quand on avait 13 ans, qui, deux trois fois par ans, répétait d'un air désolé "m'embrasse pas, j'ai de l'herpès". Moi qui avait plutôt tendance à en vouloir aux belles d'être belles, je l'aimais rien que pour ça.

Finalement, c'est pas grand chose. Je me demande pourquoi c'est un genre de diminution que je suis à ce point incapable de supporter. Si j'en parle maintenant, c'est que je m'en tape un joli, juste à la veille d'aller jouer les beautés intouchables (provisoirement) à un brunch en tête à tête. J'ai annulé, bien sûr. Chier.

Bon, c'est viral. Alors pourquoi il n'y a pas de vaccin ? S'il y avait un fond de recherche, je ferais une donation mensuelle, je le jure !

Posté par _zizi_ à 21:35 - Commentaires [6] - Permalien [#]

16.08.09

pomme pourrie

Court idylle, sale histoire. J'ai eu un iphone pendant deux jours.

Deux jours, c'est le temps qu'il a fallu pour que je me rende compte qu'en fait j'avais raison quand je me promettais, il y a pas si longtemps, que je n'aurai jamais d'ipode, d'iphone, d'i-quoi-que-ce-soit. Pourtant, tout à coup, j'en avais vachement envie de mon machin. Alors j'ai prospecté quelques jours sur le merveilleux craigslist. Rien qu'à San Francisco, il y en a plusieurs dizaines par jours qui se vendent, c'était pas trop difficile, à condition d'être rapide parce que ça part vite.

C'est vrai qu'un fois en main c'est bien séduisant ce truc, les graphiques, le côté smooth de l'interface, tout ça... C'est plutôt la stratégie marketing qui m'a fait l'effet d'une branche de sapin dans le cul. Déjà, faut installer itunes. Encore un i-truc. Une vraie daube, en plus, lourd, moche, mal pratique, avec un système de synchronisation pensé par un trisomique sadique, sans doute. Et puis si m'avait dit qu'un truc aussi vendu que l'iphone faisait pas disque dur, je l'aurai pas cru. Déjà là j'étais bien énervé, j'avais téléchargé plein de machin peu convaincants pour essayer de contourner le monstre métallisé. Et puis il a fallu donner son numéro de carte de crédit pour télécharger un truc gratuit, après 20 minutes d'inscritpion à la boutique itune. J'ai éteint le machin, je lui ai souhaité bonne route, j'ai mis une annonce sur craigslit et, pour le même prix, le lendemain il était loin.

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03.08.09

juste pour dire

Je vais éviter que ça tourne à l'album de vacances, ici. Mais j'aimerais quand-même dire qu'aujourd'hui j'étais là...

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J'espère que vous êtes jaloux.

Posté par _zizi_ à 03:56 - Commentaires [5] - Permalien [#]

30.07.09

nouvelles du front

Bon, les nouvelles médicales d'abord : mon pied va mieux, merci, il vous salue. Je dois encore utiliser les béquilles un jour deux mais je n'ai plus l'air de jouer dans Evil Dead à partir de la cheville droite. Priez avec moi pour sauver mon week-end, j'ai trouvé une boîte qui s'appelle le Coco Bongo Club, comme dans The Mask, et je veux absolument y aller pour danser avec Cameron.

 

En attendant, je suis bon pour un autre après-midi dans la vitrine du Starbucks, à regarder passer les bonasses dans la rue principales. Toutes les belles filles du pays ont l'air de s'être retrouvées ici et le taux d'obèses dans la population est du coup un peu moins rédhibitoire.  Ben oui, je m'attendais pas à trouver au Mexique autant de gros que dans les small towns du Nevada et pourtant, il y en a presque plus. A part eux, de petits groupes d'adolescent fins et bronzés, torse nu, sillonnent les terrasses comme des bans d'alvins, et c'est pas trop désagréable à regarder.

 

Je pense de temps en temps à mon petit marin du port de Veracruz, et puis à N. qui m'attend à Berlin, et à C. qui dit se mourir d'amour pour moi, à Montreal, et je trouve que je suis bizarrement partagé entre des gars et des géographies, des quotidiens discontinus (est-ce que ça se peut ?) et éclatés autour des océans. Ça fait parfois flotter autour de moi comme une petite brume de solitude, mais je trouve tout de même que j'ai de la chance, que pour le moment vieillir c'est surtout des bonnes surprise, même si pas seulement. Paix à ton âme, Papa.

 

J'avance à grands pas dans Proust, et j'ai toujours autant de plaisir. Autant qu'avec Flaubert. Je suis un monstre d'originalité.

Posté par _zizi_ à 14:17 - Commentaires [2] - Permalien [#]

29.07.09

tiempo perdido

Bon, une salope de bête m'a mordu au pied, du coup je me retrouve avec des béquilles, bêtement affalé à l'orée d'une des plus belles plages mexicaines. Enfin, mon grand âge m'a au moins appris à avoir un peu de patience dans ce genre de cas, mais je ronge mon frein en regardant tourner les pâles du ventilateur.

J'en profite pour enfin lire Proust, puisque je suis tombé par hasard sur La Recherche dans un bookshop. C'est une bonne occase, parce que le bouquin me paraissait tellement monumental que j'osais pas le commencer à l'improviste, depuis plusieurs années. C'est le moment propice. La bonne surprise c'est que c'est non seulement très bon (vous voilà rassuré, vous pouvez le lire) mais aussi vachement marrant. Faut juste se concentrer sur la grammaire pour pas lâcher la rampe en cours de phrase et perdre le sujet.

L'immobilité et la chaleur me causent une sacrée poussée d'hormones. A la place de m'envoyer en l'air de retourne tout à l'heure à l'hosto pour me faire piquer. C'est moins sexy mais ça devrait me calmer...

Posté par _zizi_ à 17:16 - Commentaires [3] - Permalien [#]

25.07.09

biopic (c'est la mode)

Je reviens par la petite porte. Y a encore quelqu'un ? C'est nul, je m'étais promis de pas refaire le coup de la longue absence. Je pense bien que personne va taper une crise de manque mais juste comme ça, par sérieux, par discipline. Faut croire que décidément c'est pas moi.

 

Faut voir aussi comme ma vie est passionnante depuis un moment. Traversée du Mexique en cours, avant l'atterrissage pour un moment à San Francisco. De la route, du pays, tout ce que j'aime. Et du sexe, aussi, dans des hôtels perdus du port de Veracruz. Un marin beau comme une bénédiction, beau comme dans les chansons.

 

Bon, maintenant qu'on a parlé de moi, on peut s'occuper de l'autre grand poète contemporain - mais néanmoins dead. Je viens de voir que Joann Sfar fait un film sur Gainsbourg. J'ai bien le premier et je vénère discrètement le second. Un double raison de craindre la déception, même si a priori je trouve la distribution super bien balancée...

Posté par _zizi_ à 12:02 - Commentaires [7] - Permalien [#]



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